Des semences reproductibles pour les pays en voie de développement
75% des semences potagères sont répertoriées au catalogue officiel des espèces dont l’inscription est obligatoire avant toute commercialisation. Or, la majorité de ces semences sont hybrides et donc non reproductibles : elles ne peuvent pas générées de nouvelles récoltes et il faut donc racheter chaque année des semences. L’investissement pour les agriculteurs des pays en voie de développement est trop lourd et ne leur permet pas d’acquérir une rentabilité financière. L’autonomie semencière et alimentaire est une nécessité absolue surtout pour les pays en voie de développement.

Il y a plus de 15 ans, afin de préserver un patrimoine végétal en danger et de venir en aide aux populations les plus fragilisées, quelques botanistes passionnés, sous l’égide de Dominique Guillet, président de l’association Kokopelli, ont décidé de défendre la biodiversité potagère en maintenant des variétés fertiles et reproductibles.

Avec une gamme de plus de 1600 variétés disponibles que Kokopelli maintient, grâce à un réseau de producteurs professionnels certifiés en agriculture biologique et 8500 adhérents, Kokopelli, via sa campagne “Semences sans Frontière”, distribue gratuitement chaque année plusieurs centaines de kilos de semences potagères en Afrique, en Asie, en Amérique latine, mais aussi dans certains pays d’Europe. La demande étant de plus en plus importante, l’association a décidé cette année d’installer une ferme de production de semences reproductibles en Ariège, afin de répondre à ce besoin grandissant.

Le fonds de dotation Itancia soutient ce projet innovant qui, non seulement favorise la protection de la nature et de la biodiversité mais encourage aussi les populations les plus fragilisées à acquérir une autonomie dans leur pratique agricole pour une amélioration de leur qualité de vie.

Pour adhérer à l’association : www.kokopelli-semences.fr
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